SAINT-NOM-LA-BRETECHE (78)

70 logements collectifs et locaux d’activités

maître d’ouvrage : Nexity

co-traitant : Emmanuel Gutel

projet en cours (2013)

L’habitation représente davantage qu’un toit ou un nombre de mètres carrés à sa possession. Pour nous, elle signifie la rencontre entre les êtres humains, l’acceptation de valeurs communes et la recherche de soi-même. Ces trois formes d’habitat collectif, intermédiaire et privé sont présentes dans notre projet à Saint-Nom et constituent un environnement complet, un dialogue entre ville, édifice public et maison.

 

Cet environnement est en relation avec le contexte naturel et le paysage urbain : le génie du lieu. Ici, c’est la ruralité contemporaine qui nous préoccupe et il faut nous lier avec ce qui existe pour qu’une fois l’habitat achevé, l’appartenance soit atteinte.

 

Nous avons ainsi recherché à faire comme si les édifices existaient déjà, et qu’ils soient progressivement modelés par le temps, en quelque sorte réhabilités de manière contemporaine. C’est avec l’architecture de notre époque que nous avons pu faire le lien avec les formes urbaines traditionnelles à la base du projet : la cour de ferme avec son ambiance de cour-jardin ornée de grands arbres et de pelouses avec des carrés de plantations, la venelle, reflet d’une rue villageoise rurale et le parvis résolument tourné vers la ville et les nouveaux équipements sportifs.

Les matériaux mis en œuvre sont nobles, authentiques et pérennes. Ils identifient le projet en harmonie avec son environnement, qu’il s’agissent des tuiles en terre cuite, des parements en moellons calcaires, des bardages en bois naturel, des enduits traditionnels lissés fins, aussi bien que des éléments plus contemporains comme les pergolas en bois, les menuiseries en aluminium et les garde-corps en inox.

 

Toute l’architecture participe à l’identification du projet. Une belle image en est donnée par Paul Valéry dans Eupalinos :« As-tu remarqué en marchant dans la rue que la plupart des immeubles sont muets, tandis que certains parlent, et alors que d’autres chantent… »